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SOS OSTÉOPATHE

Prévenir une plagiocéphalie positionnelle

Beaucoup d’informations circulent concernant le bien-être du bébé. Il est difficile pour le jeune parent de s’y retrouver et faire le « bon » choix ! Bertrand Rémin, ostéopathe à Saint-Nazaire et à Nantes vous propose de vous aider à y voir plus clair sur la plagiocéphalie de bébé (tête plate).

Mon premier conseil , donc, qui fait consensus chez le pédiatre comme chez l’ostéopathe est de favoriser l’activité motrice de bébé. Ainsi, vous prenez de bonnes habitudes pour empêcher l’installation d’une plagiocéphalie.

Favoriser l’activité spontanée pour éviter une plagiocéphalie

Le bébé n’a pas vocation à rester immobile.Vous pouvez proposer un environnement favorisant une activité spontanée. C’est la meilleure façon de l’encourager à varier dès le plus jeune âge de nombreuses positions.

Vous pouvez agir également simplement en variant les positions d’allaitement (que ce soit au sein ou au biberon), comme les positions de portage. Augmenter les temps de calin, c’est bon pour bébé comme pour les parents !  

Pour le sommeil, installez votre enfant confortablement dans son lit sur le dos pour dormir, comme vous le recommande votre pédiatre. Et changer le mobile de place autour de son lit : effet magique garanti, bébé aura envie très vite de suivre ces formes colorées !

Pour les temps d’éveil, sous votre surveillance, vous pouvez encourager dès le plus jeune âge votre enfant à VARIER les positions et se mettre sur le ventre, ou sur le côté. Même si votre enfant vient de naître, il a soif d’expériences et de découvertes. Ne le laissez pas toujours allongé dans la même position.

Pas d’accessoires mais des câlins !

Le nourrisson n’a nul besoin d’accessoires ou d’artifices type cale-bébé ou coussin anti-tête plate (coussin évidé au centre). Ces accessoires le contraignent et l’empêchent de se mouvoir spontanément. Il lui faut pouvoir mobiliser tout le corps (tronc et membres) pour qu’il puisse tourner la tête de droite et de gauche librement, puis le corps entier quand il grandira.

Ainsi vous ne favoriserez pas l’installation d’une plagiocéphalie positionnelle.

Plus tard, favoriser l’activité du bébé et l’installer sur un tapis d’éveil avec des jeux au sol, l’encourager à faire du quatre-pattes, puis l’accompagner à marcher librement auront non seulement de l’intérêt pour sa vie motrice, mais aussi dans sa capacité à avoir confiance en lui.

L’enfant veut apprendre « tout seul ». C’est ainsi qu’il se construit naturellement sous l’oeil attentif et bienveillant des adultes qui s’en occupent.

S’assurer de sa mobilité chez un ostéopathe formé à la plagiocéphalie

Cependant, parfois, le bébé est contraint pour tourner correctement la tête parce que ses conditions de vie intra-utérine l’en empêchaient (c’est le cas des jumeaux par exemple). Ou bien parce que ses conditions de naissance ont pu être difficiles : avec instruments par exemple ou le cordon ombilical autour du cou. C’est communément ce qu’on appelle le torticolis du nourrisson.

Dans tous les cas, la naissance est toujours un instant qu’il convient de traiter avec précaution et attention. C’est une belle aventure mais elle demande au bébé beaucoup d’efforts !

Le faire vérifier par un ostéopathe qui a l’habitude de traiter le bébé, la plagiocéphalie, et ses conséquences, n’est jamais du temps perdu. L’ostéopathe expert de bébé aura la compétence de déceler des contraintes minimes, un torticolis par exemple; et ainsi éviter qu’une tête plate, des troubles du sommeil, des troubles de succion, des troubles digestifs ne s’installent…

L’expertise en pédiatrie d’un ostéopathe ne s’acquiert qu’après plusieurs années et une solide expérience. Aussi, la recommandation des autres parents ou professionnels de santé est toujours le meilleur moyen de ne pas vous tromper pour votre bébé.

Voir la vidéo de l’émission La maison des maternelles ici  !

© Bertrand Rémin 2017 ostéopathe à Nantes et Saint-Nazaire.

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